Appel au Conseil fédéral suisse

Pour un traité ambitieux pour les océans et la protection des grands fonds marins, nous avons besoin de la Suisse.

8'474 personnes ont déjà signé.

Après un long silence et contrairement aux promesses faites, le Conseil fédéral renonce publiquement à la protection des océans. Et ce, peu avant le dernier cycle de négociations des Nations Unies (ONU) sur le Traité mondial sur la haute mer en mars 2022. Il s’agit d’une chance historique pour une protection globale des océans. Et comme si cela ne suffisait pas, ce refus intervient au moment où des entreprises, notamment suisses, se préparent à lancer l’extraction minière en eaux profondes, dont les premières autorisations pourraient déjà arriver en 2023.

Les profondeurs marines sont l’un des derniers espaces de vie intacts de la Terre et abritent une multitude d’êtres vivants encore inconnus. Mais les grands fonds marins pourraient bien être exploités par le biais de l’extraction minière en eaux profondes. Deux entreprises suisses sont de la partie. Elles souhaitent pénétrer le plus rapidement possible dans cet espace vital presque intact et extraire des matières premières comme le manganèse, le cobalt et le nickel. Mais ces projets détruiront irrémédiablement les écosystèmes des grands fonds marins. Ces derniers restent pourtant encore largement inconnus des scientifiques. Nous devons empêcher cela !

Notre demande au Conseil fédéral

  • Défendre une position ambitieuse lors des négociations de l’ONU en mars 2022 sur le traité sur la haute mer, c’est-à-dire concrètement soutenir les éléments suivants :
    • L’établissement de zones marines protégées sans aucune activité humaine.
    • La réglementation stricte de toutes les formes d’exploitations des ressources océaniques en dehors des zones marines protégées.
    • La création d’un mécanisme financier complémentaire au Fonds mondial pour l’environnement pour la mise en œuvre de la Convention.
    • L’inclusion de toute la biodiversité marine dans le traité, sans exclusion.  
  • Le soutien public de la Suisse à un moratoire sur l’extraction minière en eaux profondes.